Bilan de la mission Smart Tunisia à la Silicon Valley

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Bilan de la mission Smart Tunisia à la Silicon Valley

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Le ministre des Technologies de la Communication et de l'Economie Numérique, Noômane Fehri, a tenu, mercredi 24 février 2016 au siège du ministère, une conférence de presse pour présenter le résultat de sa visite effectuée la semaine dernière à la Silicon Valley et le projet "Startup Tunisia".

M. Fehri a expliqué que l’objectif de la visite à la Silicon Valley était de vendre le concept Smart Tunisia, de présenter le projet Startup, de résoudre les problématiques de PayPal et de Google Play et faire participer des Tunisiens qui ont réussi à la stratégie 2018.

Il s’agit de la première visite officielle d’une délégation ministérielle à la Silicon Valley, où elle est allée à la rencontre de 13 sociétés pour leur montrer ce que propose la Tunisie et ce qu’il leur faut pour venir en Tunisie et ouvrir des centres de recherche et de développement. La délégation s’est entretenue particulièrement avec les Tunisiens y travaillant.

Le ministre a indiqué que le gouvernement est en train de négocier avec 3 d’entre elles pour une ouverture de leurs centres en Tunisie d’ici la fin année.

Concernant PayPal et Google Play, Noômane Fehri a précisé que des équipes de travail sont en train de résoudre ce dossier, en promettant une solution d’ici quelques semaines, tout au plus quelques mois. Il a précisé dans ce contexte que toutes les barrières qui étaient du côté tunisien ont été entièrement levées.

Il a annoncé que le ministère a choisi Sami Ben Romdhane, l’une des compétences tunisienne travaillant à la Silicon Valley, vice-président et technical fellow chez eBay, en tant qu’ambassadeur technologique de la Tunisie auprès des sociétés de la place.

Concernant le projet Startup Tunisia, la problématique est de savoir comment implanter un écosystème qui permettra la prolifération de ce genre d’entreprise très innovante, capable de réussir et de commercialiser son produit sur le marché international. Une équipe, avec à sa tête 3 jeunes dynamiques, a été mise en place. Elle a commencé ses travaux, avec comme objectif de mettre un plan d’action d’ici le 8 mars et un rapport final d’ici avril avec toutes les démarche à prendre dans cette optique.

En effet, la Tunisie veut changer son modèle économique d’un modèle basé sur une main d’œuvre bon marché à un modèle économique basé sur la technologie, qui permettra d’atteindre un nouveau palier de croissance pour éradiquer la précarité.

D’ailleurs, Smart Tunisia travaille dans cette optique et ambitionne la création de 50.000 emplois sur une période de 5 ans, moyennant un investissement global estimé à 500 millions de dollars, grâce au partenariat public-privé.

Le ministre a souligné que les efforts de développement seront concentrés sur 5 secteurs porteurs : internet of things, the creative industrie, mobile apps, crypto currency et digital pedagogy.

Ghazi Ben Othman, partenaire du ministère sur ce projet et directeur général d’un capital risque Malaz Capital, implanté à la Silicon Valley, a expliqué que l’objectif de cette initiative est d’appliquer l’expérience de la Silicon Valley à la Tunisie en la rendant plus performante. «Je crois au potentiel de la Tunisie, mais il faut que l’Etat lève toutes les barrières et laisse les entrepreneurs travailler», a-t-il souligné.

Pour Maher Kallel, président de Carthage Business Angels, il faut changer les lois tunisiennes, expliquant que le cadre juridique ne permet pas actuellement qu’une entreprise soit créée avec comme apport initial une idée pour une participation dans une entreprise. Mehdi Khemiri, membre de Carthage Business Angels, a précisé pour sa part, que l’essentiel est de savoir comment créer des sociétés capables de devenir des champions régionaux et comment capter les investisseurs.

Le président de Smart Tunisia, Raouf Mhenni, sur ce qui a été fait pour les diplômés chômeurs, a indiqué que Smart Tunisia en partenariat avec le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, offre des formations complémentaires de 3 à 4 mois selon les besoins des entreprises, aux 30% d’ingénieurs qui n’ont pas trouvé du travail. Pour ceux qui ont suivi d’autres cursus scientifique, des formations de 9 à 12 mois, financées par le ministère de l’Emploi, leur sont proposées, en alternance avec des stages en entreprise. Enfin, les programmes dès la 1ère année ont été changés, selon le besoin du marché, dans certaines universités.

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